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Critique détaillée

Science Fiction

Tron : Ares

Le retour d'une saga culte

Titre original
Tron Ares
Univers
Tron
Sortie
2025
Genre
Science Fiction
Plateforme
Cinéma
B
Solide Le visuel est fort mais le scénario est pas incroyable ...
  • 2025
  • 119 minutes
  • Réal. : Joachim Ronning
  • Jared Leto, Greta Lee, Evan Peters, Jeff Bridges

Sous-notes

Réalisation
B
Scénario
D
Casting
B
Photographie
B
Musique
B

Ce qu'on a aimé / moins aimé

✔ Ce qu'on a aimé

  • - Visuels
  • - Mise en scène

✖ Ce qu'on a moins aimé

  • - Le scénario trop simple
  • - Le thème sur l'IA aurait mérité d'être davantage creusé

Analyse

Tron : Ares marque un retour inattendu mais assumé dans l’univers numérique emblématique de Disney. Après quinze années de silence, cette suite choisit de bouleverser la formule classique : au lieu d’envoyer un humain dans le monde virtuel, c’est désormais une intelligence artificielle, Ares, qui s'invite dans le monde réel. Une manière habile de renouveler la saga tout en conservant ses fondations mythologiques. Le lien avec les épisodes précédents est évident : esthétique familière, retour de figures clés comme Kevin Flynn, rappels au jargon d’ENCOM ou à la lignée des Dillinger. Tous les repères sont là pour séduire les fans de la première heure.

Ce qui distingue véritablement Tron : Ares, c’est sa direction artistique. La mise en scène de Joachim Rønning et la photographie signée Jeff Cronenweth créent un monde hybride, à mi-chemin entre technologie brute et esthétique rétrofuturiste. Les néons saturés, les motos lumineuses, les immenses vaisseaux flottant au-dessus des villes et un découpage d’action lisible renforcent l’immersion, surtout en IMAX. Côté son, le film opère une transition audacieuse : à la place de Daft Punk, c’est Nine Inch Nails qui assure la bande-son, avec un style plus industriel et abrasif, flirtant parfois avec l’expérimental. Cette direction musicale donne au film un ton plus sombre, plus brut, mais toujours cohérent avec l’ambiance générale.

Là où le film peine davantage, c’est dans la profondeur de son scénario. L’idée d’un code de permanence et d’une confrontation idéologique entre ENCOM et Dillinger Systems posait les bases d’une réflexion sur l’IA, le pouvoir et le militarisme numérique. Pourtant, l’ensemble reste en surface. Le récit avance de façon très linéaire, sans véritable surprise ni prise de risque narrative. Les personnages secondaires, bien que fonctionnels, manquent d’épaisseur. Jared Leto incarne Ares avec une froideur presque clinique, ce qui correspond au rôle, mais réduit l’impact émotionnel de son personnage. Greta Lee apporte un peu plus de nuance, tandis que Jeff Bridges assure le lien avec l’héritage de la saga.

Conclusion

En définitive, Tron : Ares réussit là où il le fallait le plus : raviver l’identité visuelle et sonore d’un univers culte. Le film n’invente pas la science-fiction de demain, mais il démontre que l’imaginaire TRON a encore du potentiel. Sur le plan narratif, il reste sage, parfois trop, pour prétendre au rang de classique du genre. Mais en tant qu’expérience sensorielle, il s’impose comme un spectacle abouti, pensé pour les salles obscures et les amateurs d’ambiances immersives. C’est un retour réussi sur la forme, et un pas encore timide sur le fond.

B

PHOTO•SHOT